Témoignages
Laure
Cette thérapie a été pour moi spectaculaire
En recherchant sur les moteurs de recherche " psychanalyse en ligne ". J'ai ensuite répondu à un test de personnalité assorti de 6 mois d'essai d'analyse en ligne. J'aime écrire avant tout. Je trouve l'idée d'une analyse en cabinet trop rigide : le rythme des séances, l'obligation de respecter des rendez-vous. Le docteur Haïne par le biais d'internet est toujours disponible. Je peux m'exprimer quand je ressens quelque chose d'important, tout de suite. Cela correspond à mon mode de fonctionnement. Je perçois dans son écriture la qualité d'une écoute, enfin, bienveillante. Sans crainte de me tromper (et consciente de ce que peut être un "transfert négatif"), j'affirme que l'écoute de mon précédent analyste n'était plus bienveillante. Il y a comme une texture du silence, un peu comme la lumière dans laquelle on baigne. Cette lumière peut être douce, tamisée, claire, ou au contraire, comme au
néon, froide et agressive.
L'écoute du Dr Haine me fait vraiment du bien. Vraiment. Elle me fait aussi prendre consience du fait que ma premiere analyse en cabinet avait déraillé. Je mesure, par contraste, mon masochisme à prolonger une analyse qui me faisait du mal..Avec le Docteur Haine, j'écris quand j'en ressens le besoin. D' un mail par jour à un mail par semaine selon les périodes (cela va faire un an), de quelques lignes à plusieurs pages. Je paye un abonnement forfaitaire pour une durée de six mois, mais il y a aussi une possibilité de paiement par mois. Pas de rendez-vous à heure fixe donc, j'écris quand je veux, je reçois les réponses du docteur Haïne à chaque fois qu'il veut que j'approfondisse un point. J'écris de mon domicile ou d'ailleurs, j'ai un ordinateur portable qui me suit.
Mes proches sont au courant, ainsi que le psychiatre qui me suit depuis quatre ans. Si ils ont pu être septiques sur cette forme de thérapie ils ne le sont plus, car l'aide de cette thérapie a été pour moi spectaculaire : j'ai commencé alors que j'étais traitée depuis trois ans pour une récidive d'épisode dépressif, avec un traitement lourd et peu d'amélioration. Après sept mois d'analyse j'ai pu arrêter tous les traitements et je vais aujourd'hui parfaitement bien.
Eric
Jai essaye le test « bilan complet » et obtenu un résultat déroutant, presque dérangeant
Un soir dinspiration sur la psychologie, par hasard en surfant sur internet, jai visité le site Megapsy qui proposait une réflexion avec des textes originaux et une grille de tests motivants a un coût raisonnable. Jai essaye le test « bilan general » et obtenu un résultat déroutant, presque dérangeant.
Lorsque vous voulez consulter en cabinet, cela prend très rapidement des proportions importantes pour un budget moyen et puis je ne me vois pas partir de mon bureau en courant pour ne pas manquer ma « séance ». Cest du moins la vision que jai acquise à travers mes connaissances. Avec les qualites professionnelles du docteur Haïne, jai tout de suite realisé que cetait la solution idéale pour moi; chez moi quand je veux, quand jen ai envie, quand jen ai besoin, sans aucune contrainte de temps.
A mon sens, une analyse est une analyse quelle soit par internet ou en cabinet.
Patricia
Cela m'est extrêmement utile et agréable d'avoir un " retour autorisé " sur mon travail, je pense que le transfert marche tout à fait
C'est un article du " Nouvel Observateur " qui m'a fait connaître le site. Ma première cure "classique" était une psychothérapie après une grave maladie : une à deux séances par semaine, sous forme de discussion avec la psychothérapeute. La cure a duré environ trois ans et a été très " productive ". Elle a été interrompue par le départ à la retraite de ma psy. J'ai toujours regretté de ne pas avoir pu finir mon parcours avec elle. Deux ans plus tard, j'ai recommencé un travail, d'analyse cette fois-ci. Divan, et en grande partie monologue, avec parfois une question de la psy. Les échanges étaient réduits au strict minimum, et le travail était beaucoup plus lent, plus tâtonnant et plus douloureux aussi, tant j'avais l'impression d'être seule avec mes problèmes, contrairement à ma première expérience où j'avais l'impression d'être soutenue. J'ai interrompu cette analyse au bout de deux ans : cela me paraissait trop lourd et trop onéreux, pour un résultat finalement peu satisfaisant.
J'avais envie de reprendre un travail sur moi-même, mais pas de retourner sur un divan. Je m'étais documentée sur l'auto-analyse, mais sans avoir le courage de me lancer complètement seule dans ce parcours. Je suis alors " retombée " sur cet article que j'avais gardé. J'ai visité le site, et décidé de tenter l'expérience pour une période brève, comme une sorte de test. J'ai commencé l'analyse par Internet en janvier dernier.
Est-ce que j'ai le sentiment de suivre une analyse traditionnelle ? Globalement, je dirais oui et non ! Oui, parce que j'ai recommencé à travailler de façon constructive, avec de l'autre côté, un vrai professionnel compétent. J'ai été rapidement impressionnée, il faut le dire, par la compétence et la justesse du Dr Haïm. C'est de ce point de vue une véritable analyse, qui me fait faire des progrès Et non, parce que je n'ai pas le divan, la cérémonial, les rites d'une analyse traditionnelle Mais en fait, je crois que ce côté d'une analyse ne me correspondait pas très bien. Je dirais que ce travail que je poursuis actuellement est plutôt à mi-chemin entre une psychothérapie et une analyse. La psychothérapie pour l'échange, puisque le psy en ligne est " obligé " de s'engager un peu plus qu'un analyste en cabinet ; l'analyse, parce que quand on écrit un mail, on est seul face à son ordinateur, sans interruption ou relance du psy. En tout cas, quel que soit le nom par lequel on l'appelle, j'ai l'impression de suivre un travail qui m'est utile, et qui me fait avancer.
La fréquence des mails est variable. Il y a des semaines où je peux envoyer deux à trois mails. D'autres pas du tout !!! C'est un point que je trouve agréable. J'envoie des mails quand je le sens. Quand je sens que " ça vient ". De la sorte, le travail est toujours constructif, contrairement à certaines séances en cabinet où rien ne vient parce que ce n'est pas le jour, mais que le prix à la fin est toujours le même ! Il faut noter qu'en cas de silence prolongé, le Dr Haïne n'est pas absent pour autant : cela prend la forme d'un message très bref, genre : " Donnez-moi de vos nouvelles ". Cela marque pour moi le fait que l'on n'est pas seul dans ce travail, et que l'implication de cette autre personne dans le travail entrepris n'est pas anodin. Cela donne pour moi aux choses un caractère sérieux et comme obligatoire : pas de rendez-vous à heures fixes, mais un engagement moral de poursuivre la cure. Même s'il est bien évident que je peux l'interrompre à tout moment.
Cela m'est extrêmement utile et agréable d'avoir un " retour autorisé " sur mon travail, je pense que le transfert marche tout à fait, mais ce que j'apprécie, c'est ce contrôle dont je dispose, à la fois de la fréquence du travail et du niveau d'implication. Quant on est motivé pour poursuivre une cure jusqu'à son terme, je dirais même que c'est un moteur supplémentaire : je suis maître de mon travail sur moi (personne ne décide à ma place l'heure où je vais parler, par exemple ).
Je ne suis pas sure que cette méthode d'analyse convienne à tout le monde. Elle me convient parfaitement je pense, parce que j'avais déjà des notions de psy, une première expérience des associations libres, et des significations de certaines choses (des phénomènes comme les blocages, le transfert, les transpositions, etc.). Mais le discours du psy s'adapte certainement en fonction du " client "D'autre part, je voudrais insister sur le sérieux de l'e-psy. Parce que c'est Internet, on met facilement en cause le sérieux et la compétence de l'analyste. Je pense qu'il n'y a pas plus de risques qu'avec un psy en cabinet. On peut toujours tomber sur un professionnel sérieux ou sur un charlatan, sur un psy qui vous convienne ou pas, sans toujours avoir les éléments pour juger de sa compétence ou de son adéquation avec vos besoins. En ce qui concerne le Dr Haïne, en tout cas, je pense acquis qu'il s'agit d'un psy compétent, sérieux, consciencieux, empathique (oui, cela aussi, ça passe dans les mails).
Laurent
La e-psychanalyse ne semble pas choquer outre mesure.
Mes proches sont au courant aussi bien dans ma famille que dans mon milieu professionnel. La plupart d'entre eux ont une idée totalement fausse de la démarche analytique. La psychanalyse fait peur, je l'ai souvent constaté. Ils n'ont pour la plupart d'entre eux aucune médisance sur le sujet, mais j'ai toujours l'impression qu'ils n'osent pas s'y frotter ... Même lorsque l'on argumente en faveur d'un prix dérisoire et d'une garantie d'anonymat, il y a souvent une " crainte" d'un " je ne sais quoi ".
La e-psychanalyse ne semble pas choquer outre mesure.
Marylène
Petit à petit, de la souffrance, on passe à la compréhension, et au plaisir
Au sujet de la psychanalyse en ligne Cette formule qui a été la mienne a correspondu à une situation bien précise. Etant une personne en souffrance chronique, je ne voyais pas d'autre issue que d'attendre de nouvelles thérapeutiques issues de la recherche. Or, je trouve sur le net la formule de l'analyse en ligne. N'ayant plus rien à perdre, je m'inscris par courriel. Et voici ce que j'y ai trouvé.
D'abord, une personne qui est à votre écoute en permanence, même si les réponses sont différées, vous savez que s'il y a urgence dans le rédigé de votre mail, il sera lu et il y sera répondu. Dans un premier temps, cela permet de "vider son sac" et les mails du psy vous laissent la possibilité de le vider tant que vous en avez besoin. Par la suite, alors que vous croyez que vous avez tout dit, il faut passer aux choses sérieuses. Là, des retours de courriers vous soulignent des mots sur lesquels vous n'avez pas prêté cas en les écrivant, et c'est à partir de là que se met vraiment à fonctionner le travail dans la tête.
Petit à petit, des souvenirs anciens, des rêves surgissent, et se met en place le système de l'association.Il y a bien évidemment, des difficultés à se lâcher, car il n'est pas évident de se remettre en position d'enfant, alors que l'on s'est érigé des comportements de défense comme tout bon adulte.
Et puis, écrire ces comportements , c'est un engagement qui est du même ordre que l'engagement par la parole et qui fixe momentanément sur le papier , je dis bien momentanément, car par la suite, avec l'évolution, ce que vous étiez, vous ne l'êtes plus.
C'est un véritable travail car le psy ne vous dit rien qui puisse vous orienter.Cela demande de la constance et surtout la volonté de vouloir sortir des dysfonctionnements que vous ne saisissez pas tout d'abord. Cela demande un véritable effort, et des mails fréquents pour détordre ce qui est tordu. Petit à petit, de la souffrance, on passe à la compréhension, et au plaisir que cela donne. Puis, on va de plus en plus loin, et lorsqu'on est en épisode de compréhension, le psy vous laisse travailler tranquille; il n'est pas évident pour quelqu'un qui souffre réellement de se prendre en charge et d'aller traîner ses bottes chez un psy.
Là, de chez vous, vous pouvez consacrer votre énergie à faire le point sur votre mal-être, tout en étant aidé à découvrir là ou ça dysfonctionne, là ou le mal a pris racine. Le prix est trés abordable, et ça aussi, c'est important.
Par rapport à la confidentialité, j'ai été rassurée par le code de déontologie, et lorsqu'on a eu à faire au psy, on comprend, que cet homme est honnête et droit et juste. Je l'ai senti à la qualité humaine de ses réponses trés mesurées, mais justes. J'ai pleuré sur mon clavier comme j'ai pleuré chez le psychiatre en psychothérapie.Bien que loin, je l'ai toujours senti là.De toute façon, chez un analyste, il se tient derrière, et vous ne le voyez pas plus que dans cette formule en ligne.Et puis, dans ce genre de demande d'aide, chacun trouve sa formule, aucune formule n'exclut l'autre. Cette formule par ailleurs, permet de gérer son temps comme on l'entend. Plus de perte de temps de trajets, trouver une place pour se garer, revenir épuisée. Cette énergie est consacrée à l'écriture , avec l'avantage de pouvoir aussi relire et mesurer les pas qui ont été franchis.
Je n'ai retiré que des bénéfices de cette formule,et si cétait à refaire, ce serait sans hésitations.J'ai pris ce travail trés au sérieux et j'en ai été gratifiée par un mieux-être notable.
Catherine
"J'ai retrouvé l'amour pour mon père"
Je suis tombée sur votre site tout à fait par hasard, en regardant bien autre chose.Cela a provoqué un tilt chez moi. Puis, je suis allée plus en avant dans le site, et j'ai vu analyse en ligne, aussitôt dit aussitôt fait.
Je dois vous dire que l'effet immédiat de mes dernières séances c'est que j'ai retrouvé l'amour pour mon père. Je comprends mieux ma perception d'être agressée et ma méfiance actuelle.Je serai restée fixée à des peurs infantiles.C'est fou ça!
Vous ne pouvez pas savoir combien pour moi, ce qui m'arrive est important. Je ne sais pas non plus par quel biais vous avez compris que cette interprétation vous deviez la sortir maintenant , pas avant, ni après.C'est carrément miraculeux. Quoiqu'il en soit, me débarrasser de cette haine qui m'a tant rendue malade, c'est pour moi, une libération extraordinaire. Cette agressivité retournée contre moi-même, ce qui me fait souffrir et que je retourne contre mon père, c'est en fait la haine de moi, parce que j'étais en difficultés pour m'assumer seule. La haine de moi, vient de ma difficulté à exister.
Je me suis comportée comme un homme, pour montrer qu'en tant que femme, je n'avais besoin de rien .J'ai refusée ma féminité pour dire que je n'avais besoin de rien.
Je suis vraiment, mais vraiment très heureuse d'avoir compris de quoi il en retournait dans mon sentiment d'être différente.Je pensais que j'étais schizo.C'est peut-être bien ça, mais ça n'a pas d'importance.Je sais bien que de cataloguer les gens dans tel ou tel diagnostic, ça ne réglait aucuns problèmes.Cette cure, a mobilisé mon énergie sur moi-même, et me permet de me dire que j'existe. Mal peut-être encore, mais avec le temps, je me renforcerai. Je me rend compte aussi qu'il faut que je change mon regard sur les autres,cela ne m'est pas très facile. Il ne va pas y avoir une révolution dans ma vie, mais un changement de posture vis à vis de la perception de la vie.
Je me demandais, si je n'étais pas trop suggestible et si vous ne m'aviez pas induite pour en arriver aussi rapidement là ou j'en suis aujourd'hui. Mais, non, je ne pense pas, car les interprétations, c'est moi qui les ai faites. Franchement, c'est à ne pas y croire
Je suis quand même troublée par le fait que l'inconscient comprenne autant de choses et soit aussi mystérieux pour se faire entendre. Je vous remercie de m'avoir comprise et aidée a comprendre.
Extraits du magazine "Lire" , mai 2002
Avec Megapsy, c'est le seul moment où je ne me censure pas
Après ce premier désir , cette "phase séduction", j'ai peur de me "réveiller" de voir la réalité de ma personnalité".... Peur, parce qu'après ce n'est plus mon corps qui parle, c'est moi, et le langage n'étant plus le même, je me trouve maladroite, je me trouve à court d'arguments, d'expressions, de mots, j'ai peur de me sentir "diminuée" et de sentir mes limites culturelles et intellectuelles, peur d'être jugée donc...(moins maintenant il me semble).
Pour moi le langage du corps est très important, je suis très "physique". Les caresses sont pour moi est une forme d'expression : (même auprès de mes enfants que je caressais beaucoup) sans qu'il y ait une connotation sexuelle.
Je pense que dans chaque homme je recherche ce père qui me manifestait une certaine tendresse par "ce rituel du soir". Je recherche ce moment que j'aimais parce qu'en fait c'était un contact avec lui, et que les contacts avec mon père était rares (il est très pudique, et maladroit).Je ne connais pas mon père, je ne sais pas qui il est vraiment et ce qu'il a vécu : je le considérais comme quelqu'un de fort, capable de tout assumer... Et dans mes relations c'est un peu ce que j'ai cherché : quelqu'un qui s'assume et "m'assume", réponde à mes besoins auquels mon père n'a jamais répondu. (...)
Peur du jugement aussi: Je ne retiens pour ainsi dire que ça de mon père : ses opinions face à mes choix, sans jamais paraître satisfait, sans se demander si telle ou telle chose me faisait plaisir (...)
MEGAPSY :
= 5 étoiles = site exeptionnel
Connais-toi toi même !
Megapsy se définit dès la première page comme un « catalyseur dintelligence » ! Surprenante et intrigante entrée en matière ! Mais ne vous y fiez pas, ce site est très sérieux et son code de déontologie marque une grande preuve de professionnalisme.
Plus besoin de sallonger sur un divan pour entamer une psychanalyse, il vous suffit dun clavier et dune souris ! Depuis votre univers familier, plus relaxant quune salle inconnue, vous pouvez entreprendre une thérapie en ligne !
Les tarifs varient en fonction de vos choix : 1 à 6 mois (+ 1 bilan gratuit dans ce dernier cas) .
Le paiement en ligne est bien évidemment sécurisé grâce à Télécommerce (France Telecom).
Vous pourrez communiquer par mail avec le psy autant de fois que vous le voudrez, sans auto-censure ou gêne quelconque (souvent provoqués par le face à face avec un inconnu).
Grâce à un tel site, la « cyberanalyse » a de beaux jours devant elle !
La psychanalyse en ligne est-elle envisageable ? Les spécialistes jugent possibles de nouvelles formes de thérapies sur le Net Il n'existe pas de façon plus relaxante de s'exprimer en séance que de le faire depuis un environnement familier, comme de chez soi, derrière son ordinateur. » Russell Razzaque, psychanalyste à Birmingham, en Grande-Bretagne, est persuadé que le Net peut bouleverser la pratique de la psychanalyse. Pour lui, le patient qui communique via un écran est moins inhibé et peut contacter plus fréquemment son psy. En retour, le praticien dispose de plus de temps qu'en séance pour réfléchir aux propos de son patient, grâce à l'analyse écrite des e-mails ou du chat.L
es internautes sont de plus en plus attirés par les sites de psychanalyse, de psychologie ou de soutien moral, sans forcément savoir ce qu'ils recherchent : Plus de 240.000 personnes se sont déjà rendues sur Megapsy.com Ceux qui surfent sur ces sites y puisent des renseignements, bénéficient de bibliothèques en ligne, consultent des psys, ou bien répondent à des tests de personnalité.Ces tests constituent souvent la première étape pour les futurs cyberanalysés. Ils acceptent de répondre, car ils ne s'engagent à rien. C'est par ce biais que Simone, une institutrice de 42 ans, a connu le site megapsy.com. « Après le test, le site m'a proposé six mois d'analyse pour une somme symbolique, explique-t-elle. Et j'apprécie le système des e-mails illimités : je peux en envoyer autant que je veux. » Comme elle, les patients qui consultent en ligne cherchent très souvent un service « à la carte ». Avec megapsy.com, on prend ce qu'on veut et on minimise les obligations Avec megapsy.com, on prend ce qu'on veut, et on minimise les obligations. Avec un autre avantage : accéder à des séances, quatre fois moins cher que le prix moyen d'une heure de consultation en cabinet. « Je cherchais quelqu'un pour me conseiller juste pour quelque temps, explique Colette, 17 ans, qui habite la Martinique. »Pas de divan, pas de cabinet, une présence humaine derrière l'écran. On est à mille lieues de la psychanalyse classique, avec toutes les contraintes méthodologiques afférentes. Et pourtant... Stéphanie, 26 ans, tente de régler ses problèmes familiaux sur le Net. Elle fait une analyse, et explique que la Toile l'a séduite car elle lui évite le face-à-face avec une personne. « Je n'ai pas peur d'être jugée car je ne connais pas le psy », dit-elle.Stéphanie utilise aussi le Net comme un exutoire. « Je suis impulsive, et avec les e-mails, je peux envoyer à mon psy un message dès que j'en sens le besoin, sans être contrainte par un rendez-vous. Et j'obtiens plus de réponse que lorsque j'allais en cabinet : par e-mail, il finit toujours par répondre. » En gros, c'est elle qui fixe les règles du jeu. Tout comme Brahim, 35 ans, chercheur à Grenoble, et patient du même analyste. « Son "absence" m'aide, même si parfois j'ai envie de le voir. J'essaie de deviner sa personnalité à travers ses écrits, explique-t-il. Je lui envoie environ 3 e-mails par semaine, parfois plus, et mes écrits peuvent dépasser les 10 pages, c'est selon. »Stéphanie et Brahim ont trouvé leur psy « idéal » sur le Net. Le médecin exerce en fait de l'autre côté de la Méditerranée ! C'est le docteur Messaoud Haïne, fondateur de megapsy.com et analyste à Alger, qui leur répond. Il a développé 6 sites, allant de la documentation aux consultations, avec des forfaits à seulement 400 francs par mois environ.Un nombre considérable de personnes lui envoient un e-mail chaque jour. Toutes ne se lancent pas dans une « analyse », beaucoup ne demandent que des conseils ponctuels, et le docteur Haïne reconnaît que l'aide qu'il propose ne répond pas aux canons de l'analyse (le patient n'est pas allongé sur un divan, le psy intervient plus par e-mail qu'il ne le ferait en séance...), même s'il essaie, dans ses réponses, d'être le moins directif possible.Pour la plupart des praticiens, une analyse sur internet est très possible!« Peu importe comment on appelle cette aide ! Ces querelles de langage ne comptent pas si les patients, au final, se sentent mieux.»
Les principales raisons pour entreprendre une analyse en ligne
Difficultés personnelles Je me sens déprimé et mal dans ma peau, certaines situations m'effraient, je suis angoissé et tendu, on dirait que j'ai cessé de m'épanouir, j'ai le sentiment de régresser
Epreuve de la vie J'ai besoin d'aide pour traverser des évènements pénibles (traumatisme, deuil, maladie, perte d'un emploi, séparation, etc.).
Problèmes dans la communication J'ai souvent l'impression que les gens ne m'aiment pas, je suis toujours en conflit et je ne sais comment faire pour les résoudre. Je me sens isolé, mal adapté dans mes relations avec autrui
Désir de vivre plus intensément J'aimerais mieux me connaître. Je ne suis pas malheureux mais je me demande si je ne passe pas à côté de quelque chose d'important; je souhaite enrichir ma vie et faire une démarche d'épanouissement personnel
Réorientation Je veux entreprendre des transformations importantes dans ma vie (ou ma carrière) et je m'interroge. Je ne sais pas comment m'y prendre. Je crains de ne pas faire le bon choix
Interview
« La psychanalyse a appris aux femmes à ne plus se définir comme inférieures »
J.B. Pontalis (philosophe et psychanalyste)
Question : Beaucoup de femmes se sont allongées sur le divan. Pour quelles raisons viennent-elles ? Certaines névroses sont elles plus courantes aujourdhui quhier ?
Réponse : Oui. On a beaucoup plus souvent affaire à des troubles narcissiques (cest-à-dire de limage de soi) quà des névroses classiques (avec symptômes hystériques ou obsessionnels). La dépression est effectivement le mal du siècle : dévalorisation de soi et absence de désir. Une femme devant son miroir se trouve moche, grosse, vieille. « Je suis vieille » signifie alors « je ne peux plus séduire ».
Question : Les femmes sont-elles plus dépressives que les hommes ? Y a-t-il des névroses exclusivement féminines ?
Réponse : Non. Contrairement à dautres psychanalystes, je pense que linconscient nest ni féminin ni masculin. Les comportements sont différents, mais linconscient nest pas sexué. Il est sexuel.
Question : Que lhystérie puisse être également masculine, cest une idée récente ?
Réponse : On le croit, mais Charcot a été le premier à parler dhystérie masculine... A lépoque , cétait révolutionnaire, ne serait-ce quà cause de létymologie du mot.
Question : Est-ce que lhystérie flamboyante, avec transes et hurlements, existe encore ?
Réponse : Presque plus. Encore quelle ait pris des formes collectives, par exemple pendant les concerts de rock.
Question : Pourquoi ? Est-ce linfluence de la psychanalyse ?
Réponse : Cest très difficile à dire. Il ne faudrait pas grossir cette influence, ni celle des idées qui ont circulé grâce aux théories freudiennes : même dans les pays où la psychanalyse na eu aucune prise, les moeurs ont évolué. Lémancipation de la femme est un phénomène général. Dans lhystérie flamboyante, les manifestations sexuelles étaient évidentes, les transes hystériques étaient des équivalents dorgasmes. Aujourdhui, les femmes ne subissent plus la même répression sexuelle quavant, elles néprouvent plus le besoin dexprimer leur sexualité par de tels symptômes.
Question : Quelle est linfluence de la psychanalyse sur le féminisme ?
Réponse : Je distingue deux féminismes. Il y a le féminisme agressif, qui me paraît complètement pris dans la lutte des sexes, et dans ce que nous appelons « la revendication phallique ». Et puis il y a un féminisme plus tempéré, où la femme ne se définit plus comme un être inférieur voué à subir la domination masculine. Voilà un des apports positifs de la psychanalyse. La petite fille nest pas un garçon opéré à qui on aurait enlevé quelque chose, donc la femme nest pas châtrée, elle nest pas un « moindre être ». Elle nest pas que mère, et être mère nempêche pas dêtre femme.
Question : La psychanalyse est-elle un danger pour le couple ?
Réponse : Quand on est en analyse, on va à des rendez-vous comme à des rendez-vous damour. On dit des choses à quelquun, quon tait à lautre. On a du temps pour soi, avec un autre, quon soustrait à lautre... jalousie, envie. Lanalyse révèle parfois quon a fait un mauvais choix amoureux : le choix névrotique dun père de substitution, par exemple... Entreprendre une analyse, cest se mettre en danger. Momentanément. Pour se délivrer de tout ce qui nous entrave.
Interview E-divan
Rencontre avec Messaoud Haïne, responsable du site Megapsy.com
Messaoud Haïne est créateur et propriétaire du nom de domaine megapsy.com. Cest lui seul, dit-il, qui répond aux questions des internautes. Psychanalyste de formation, il étend son activité à la cyberpsychanalyse. Selon lui, il ny a pas de différence entre une analyse en ligne et une analyse classique.
Sur votre site, vous dites répondre aux questions des internautes mais vous parlez dexperts apportant leur contribution.
Je suis le seul animateur du site. Je réponds aux questions. Je suis le seul à moccuper de la gestion des analysants en ligne. Je réponds au courrier et je fais des consultations en ligne. Parfois, cependant, je fais appel à des collaborateurs via le Net pour leur demander des conseils. Ces personnes ne font pas partie du site et je leur demande épisodiquement leur avis. Ce sont tous des diplômés. Ils sont un peu partout, en France, en Suisse, en Belgique - des bénévoles ou des gens que je rétribue en fonction de la quantité de leurs interventions.Comment faire une psychanalyse en ligne sans contact et sans le langage parlé ?
Je suis lacanien de formation et je pense que lorsquon parle de langage on ne parle pas seulement de langage parlé. Je demande aux gens de sexprimer sans «ratures». Lorsquils font un e-mail, ils le font sans auto-censure et sans revenir dessus. Moi, je souligne certains aspects, joriente un peu, mais cest surtout mon correspondant qui sexprime. Comme dans une analyse normale.Vous lisez des lapsus ?
Oui, bien sûr. Comme des fautes dorthographe qui sont très révélatrices. La psychanalyse en ligne existe depuis Freud. Tout sest fait dans un échange de correspondances.Le docteur Fleiss était un ami et un collaborateur. Ce qui nest déjà pas conseillé dans une analyse classique.
Oui. Mais ça la quand même beaucoup aidé.Vous êtes également psychanalyste dans un cabinet. Vous ne voyez pas de grandes différences entre vos deux activités ?
Jai effectivement un cabinet avec des analysants en chair et en os. Il ny a pas de différence. Cela donne les mêmes résultats. Il y a autant de gens qui abandonnent quand ils sont dans un cabinet que sur le Net parce quils ne se trouvent pas en situation de transfert.Justement, comment le transfert sopère-t-il sur le Net ?
De la même manière. Ce sont comme des lettres damour, il y a de la chaleur, de la déception. Les réponses sont attendues avec impatience.Les analysants vous font-ils ressentir leurs besoins, leurs exigences ou leur désaccord et leur hostilité comme dans un transfert classique ?
Absolument. Il y a beaucoup de similitude entre une psychanalyse sur le divan et une cyberpsychanalyse.En ce qui concerne le contrôle des psychanalyses en ligne, quelle garantie peut-on donner à linternaute ?
La difficulté vient du principe même de lexercice de cette discipline, car déjà un psychanalyste ne sautorise que de lui-même. Dailleurs je ne me considère pas comme cyberpsychanalyste mais comme psychanalyste et jai donné une dimension supplémentaire à mon activité. La différence, cest quavec un outil comme le Net on peut faire sexprimer des personnes qui sont trop timides ou phobiques et qui ne pourraient pas sortir pour se rendre chez un psy.