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Un moment crucial du développement féminin

le stade post-phallique

Examinons maintenant plus à fond pourquoi, dans certains cas, cet acte de réparation est impossible en dehors d’une prise de position masculine et de la possession d’un pénis. L’analyse des jeunes enfants a mis en lumière un principe fondamental de l’inconscient qui régit les mécanismes réactionnels et sublimatoires. Les actes de réparation doivent se conformer dans le moindre détail aux préjudices imaginaires qui ont été commis.

Quels que soient les torts dont l’enfant s’est rendu coupable dans ses fantasmes, vols, blessures ou destructions, il lui faut les réparer un à un, restituer, rétablir et reconstruire. En vertu de ce principe, les mêmes instruments qui firent tout le mal doivent servir à le réparer. Les substances dangereuses et destructrices des fantasmes, telles que les produits d’excrétion, le pénis, doivent se transformer en substances bénéfiques et curatives. Le «bon » pénis et la «bonne »urine doivent redresser les torts causés par le « mauvais » pénis et la « mauvaise » urine.

D’après mes observations, la fille, une fois terminé le stade phallique, entre dans un stade que j’appellerai post-phallique; c’est à ce moment qu’elle choisit de conserver ou d’abandonner sa position féminine. Les fondements de cette position me paraissent déjà établis au début de la période de latence, à un niveau génital, avec ses caractères passif et maternel’ et la participation des fonctions vaginales ou tout au moins de leurs équivalents psychologiques.

L’attitude authentiquement féminine et maternelle d’un si grand nombre de petites filles en fait foi; on ne saurait l’expliquer sans tenir compte du rôle du vagin sous son aspect réceptif. Les transformations biologiques de la puberté, l’expérience de l’acte sexuel apportent aux fonctions du vagin des modifications considérables qui parachèvent le développement psychologique de la fille et en font une femme dans toute l’acception du terme.

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