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Des sensations vaginales très précoces
Je suis daccord sur plusieurs points avec les idées quexpose Karen Horney dans la Fuite de la féminité (1927). Elle soutient que le vagin, aussi bien que le clitoris, occupe une place importante dans la sexualité de la toute petite fille.
La frigidité de la femme indiquerait que la région vaginale est plus précocement et plus fortement investie que le clitoris daffects de nature anxieuse et défensive; la fille rapporterait inconsciemment à son vagin ses désirs et fantasmes incestueux, et la frigidité traduirait une défense du Moi contre cette menace.
Incapable de se renseigner sur la conformation exacte de son vagin, ou de le soumettre à lépreuve de la réalité pour constater les conséquences redoutées de la masturbation, la fille voit augmenter son angoisse génitale et ses tendances masculines ; elle na pas, comme le garçon, lavantage de pouvoir vérifier lintégrité de ses organes génitaux.
Cet auteur distingue chez la fille deux formes denvie du pénis une forme secondaire, contemporaine du stade phallique, et une forme primaire, liée à des investissements prégénitaux tels que la scoptophilie et lérotisme urétral, et servant à refouler ses désirs féminins. A lissue de son complexe ddipe, lenfant renoncerait invariablement, bien que dans une mesure variable selon le cas, à son père en tant quobjet sexuel et séloignerait de son rôle féminin pour retrouver son envie primaire du pénis.