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L’homosexualité active est en fait une névrose obsessionnelle

J’ai eu l’occasion d’analyser plusieurs homoérotiques masculins; certains pendant peu de temps (quelques semaines), d’autres pendant des mois et même une année, voire plus. Il me semble plus profitable de résumer et de condenser mes impressions et mes expériences concernant l’homoérotisme en deux portraits-robots psychanalytiques au lieu d’exposer des cas cliniques.

Je puis dès maintenant présenter le résultat final de mes recherches la psychanalyse m’a montré que l’homoérotisme de sujet et l’homoérotisme d’objet sont réellement deux états fondamentalement différents. Le premier est un véritable « stade sexuel intermédiaire» (au sens de Magnus Hirschfeld et de ses élèves), donc une pure anomalie de développement. L’homoérotisme d’objet, par contre, est une névrose, une névrose obsessionnelle.

Les couches psychiques les plus profondes et les traces mnésiques les plus anciennes témoignent encore dans les deux cas de l’amphiérotisme de l’investissement des deux sexes ou de la relation aux deux parents par la libido. Cependant, l’inversion et l’homoérotisme d’objet s’éloignent considérablement l’un de l’autre au cours de l’évolution ultérieure.

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