banner_Ferenczi.gif (4645 octets)

La psychanalyse apporte des améliorations (homosexualité)

C’est le moment de parler de mon expérience concernant la guérison de cette forme d’homoérotisme. Constatons tout d’abord que l’on n’a pas encore réussi (moi du moins) à guérir complètement un cas grave d’homoérotisme obsessionnel; j’ai pu cependant enregistrer des améliorations très importantes, en particulier : une réduction de l’attitude hostile et du dégoût envers les femmes, une meilleure maîtrise de la compulsion, auparavant incoercible, de satisfaction homoérotique et ce malgré la persistance de l’orientation pulsionnelle; le réveil de la puissance avec les femmes, donc une sorte d’amphiérotisme qui prend la place de l’homoérotisme auparavant exclusif, alternant souvent avec ce dernier sous forme d’infidélités occasionnelles.

Ces expériences m’ont fait nourrir l’espoir que l’homoérotisme est aussi curable par la méthode psychanalytique que les autres formes de névrose obsessionnelle. Toutefois je suppose que la réversion fondamentale d’un homoérotisme obsessionnel enraciné depuis longtemps exige des années de travail analytique.

Dans un cas où j’avais beaucoup d’espoir, la cure fut interrompue au bout de deux ans environ pour des raisons extérieures. C’est seulement lorsque nous disposerons d’observations de malades guéris, c’est-à-dire analysés jusqu’au bout, qu’il sera possible de porter un jugement définitif sur les conditions de formation de cette névrose, sur la spécificité de ses facteurs prédisposants et accidentels.

000bilan.jpg (4492 octets)