Celles qui ne sautorisent pas la satisfaction sexuelle
La frigidité est un trouble si largement répandu qu'il est à peine nécessaire de la décrire. On sait par contre moins bien que cette affection se manifeste à divers degrés. Le plus élevé, celui de l'anesthésie proprement dite, est rare. Dans ces cas, la muqueuse vaginale a perdu toute sensibilité au contact, de sorte que l'organe viril n'est pas perçu lors du rapport sexuel. Ainsi son existence est niée.
La forme courante est faite d'un trouble relatif de la sensibilité, le contact est perçu mais sans apporter de plaisir. Ailleurs encore, une sensation de plaisir est éprouvée, mais sans orgasme, ou, ce qui revient au même, sans les contractions de l'organe féminin correspondant à l'acmé du plaisir. Ce sont elles qui témoignent d'une réaction complète, positive, de la femme à l'activité masculine, de l'acceptation intégrale de la relation normale entre les sexes.
Notons encore le comportement de certaines femmes qui parviennent au plaisir par les voies normales, mais tentent de rendre l'acte aussi bref et prosaïque que possible. Elles refusent tout plaisir préliminaire mais surtout elles se comportent, une fois la satisfaction obtenue, comme si rien ne s'était passé qui aurait pu leur faire quelque impression.
Elles se tournent rapidement vers quelque autre sujet de conversation, lecture ou occupation. Ces patientes s'autorisent fugacement à la pleine satisfaction physique de la femme, pour la désavouer immédiatement après.
Une notion médicale ancienne et bien connue veut que bien des femmes n'arrivent à la sensation sexuelle normale quaprès avoir accouché. On peut dire qu'elles ne deviennent féminines au plein sens du terme que par le détour du sentiment maternel. Ces faits ne peuvent être jugés en profondeur qu'au travers du complexe de castration. A une phase précoce déjà, l'enfant a représenté pour la petite fille le « cadeau » qui devait remplacer l'organe viril regretté. Ce cadeau est reçu cette fois en réalité, consolant enfin de la « blessure ».
Il faut noter que certaines femmes désirent avoir un enfant contre la volonté de l'homme nous ne manquerons pas d'y voir la tendance inconsciente à prendre le pénis de l'homme et se l'approprier sous la forme de l'enfant. L'autre extrême est représenté par les femmes qui désirent à tout prix rester sans enfant. Elles dédaignent toute forme de « substitut », y compris la maternité qui leur rappellerait constamment leur condition féminine, de la manière la plus désagréable pour elles.