
Martha Freud, 1912
"J'admirais une autre chose chez Frau Freud : La manière imperturbable avec laquelle elle traitait les affaires de la vie domestique; elle était toujours prête quand on avait besoin d'elle, avec une détermination et une dévotion aussi éloignées d'une intervention qui eût été présomptueuse dans les soucis de son mari que de l'attitude timide d'une simple spectatrice.Grâce à son influence, l'éducation de ses six enfants est restée étrangère à la psychanalyse. Freud, de son côté, ne se contentait pas d'approuver simplement l'attitude de sa femme, mais plutôt - je le vois maintenant -, je crois qu'il prenait plaisir à savoir sa maisonnée aussi éloignée des conflits apparents; c'était aussi cela qu'il aimait chez son épouse. Quoi qu'il en soit, leur vie commune a produit sur moi une impression profonde."
Lou Andreas-Salomé, Visite à Freud (Note d'agenda, novembre 1921) dans : Almanach; Das neunundsiebzigste Jahr, Francfort sur Main, 1965, p. 137

Martha Freud, 1912
"Another thing I admired about Frau Freud was the way she dealt imperturbably with the affairs of her domestic circle, ever ready when needed, with a determination and devotion as far removed from presumptuous interference in the concerns of her husband as from the diffidence of a mere by-stander.
Through her influence the upbringing of her six children was alien to psycho-analysis; Freud, on his side, was certainly not merely indulging her in this, but rather - as I see it now - he took pleasure in knowing his household to be so remote from apparent conflicts; it was this, too, which he liked about his own wife. In any case their life together made a deep impression upon me."
Lou Andreas-Salomé, Visit to Freud (Diary note, November 1921) in : Almanach; Das neunundsiebzigste Jahr, S. Fischer-Verlag, Frankfurt am Main, 1965, p. 137