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Les impressions issues du traumatisme semblèrent à une première approche déterminer le symptôme par une relation simple une part diverse de leur souvenir, sinon sa forme représentative, au moins ses corrélations affectives, a été non pas oubliée, mais refoulée dans l'inconscient, et le symptôme, encore que sa production prenne des voies non moins diverses, se laissait ramener à une fonction d'expression du refoulé, lequel manifestait ainsi sa permanence dans le psychisme. Non seulement en effet l'origine du symptôme se comprenait par une interprétation selon une clef qui, parmi d'autres, symbolisme, déplacement, etc., convînt à sa forme, mais le symptôme cédait à mesure que cette compréhension était communiquée au sujet.Les névroses familiales
De l'expression du refoulé à la défense contre l'angoisse
(Jacques Lacan)
Que la cure du symptôme tînt au fait que fût ramenée à la conscience l'impression de son origine, en même temps que se démontrât au sujet l'irrationalité de sa forme - une telle induction retrouvait dans l'esprit les voies frayées par l'idée socratique que l'homme se délivre à se connaître par les intuitions de la raison. Mais il a fallu apporter à la simplicité comme à l'optimisme de cette conception des corrections toujours plus lourdes, depuis que l'expérience a montré qu'une résistance est opposée par le sujet à l'élucidation du symptôme et qu'un transfert affectif qui a l'analyste pour objet, est la force qui dans la cure vient à prévaloir.
Il reste pourtant de cette étape la notion que le symptôme névrotique représente dans le sujet un moment de son expérience où il ne sait pas se reconnaître, une forme de division de la personnalité. Mais à mesure que l'analyse a serré de plus près la production du symptôme, sa compréhension a reculé de la claire fonction d'expression de 1 inconscient à une plus obscure fonction de défense contre l'angoisse. Cette angoisse, Freud, dans ses vues les plus récentes, la considère comme le signal qui, pour être détaché d'une situation primordiale de séparation, se réveille à la similitude d'un danger de castration.
La défense du sujet, s'il est vrai que le symptôme fragmente la personnalité, consisterait donc à faire sa part à ce danger en s'interdisant tel accès à la réalité, sous une forme symbolique ou sublimée. La forme que l'on reconnaît dans cette conception du symptôme ne laisse en principe pas plus de résidu que son contenu à être comprise par une dynamique des tendances, mais elle tend à transformer en termes de structure la référence du symptôme au sujet en déplaçant l'intérêt sur la fonction du symptôme quant aux rapports à la réalité.