Louvre_mini.gif (4669 octets)

Jean-Baptiste-Camille Corot

Le Pont de Mantes

087.jpg (44749 octets)

Toile : 0,38 m x 0,56 m

Carot avait en 1840 fait la connaissance d’un magistrat de Mantes, Louis Robert. Rapidement une amitié solide se noua entre les deux hommes, et l’artiste prit l’habitude, à partir de 1855, de venir presque chaque année dans l’accueillant pavillon Louis XVI des Robert. Le bon, le tendre Carot était attiré à Mantes par l’affection, mais aussi par la beauté du pont médiéval, qu’il représenta plus d’une douzaine de fois à des heures et sous des angles différents, et par la cathédrale, dont il laissa six tableaux.

Il est difficile de pratiquer un choix dans les richesses de notre musée en œuvres de Corot : plus d’une centaine, dont la majorité - comme celle-ci - ont fait partie de la grande collection Moreau-Nélaton.

Cette vue du Pont de Mantes fut peinte à la fin de la vie de l’artiste, vers 1868-1870. Dans cette dernière manière, Corot, abandonnant un peu le flou, les feuillages diffus et les modulations lyriques de la lumière, retrouve la construction plus ferme de sa jeunesse. C’est pourquoi il préfère traiter des motifs architecturaux.

Mais les éléments presque géométriques d’un monument de pierre n’empêchent pas Carot de traduire avec son ingénuité naturelle - cette naïveté et cette « originalité » unique qui touchaient Baudelaire en 1845 - la beauté de la lumière, dont son œil, peut-être le plus juste et le plus subtile de la peinture, a su rendre la qualité particulière à chaque endroit.

precedent.gif (1427 octets)suivant.gif (1438 octets)

0bilan.jpg (2778 octets)