
Hans Memling
Mariage mystique de sainte Catherine

Bois : 0,27 m x 0,15m
La vierge, qui tient l'Enfant passant la bague mystique au doigt de sainte Catherine d'Alexandrie, est assise devant une haie de roses dans un verdoyant décor. Autour d'elle, sainte Agnès et son agneau, sainte Cécile jouant de l'orgue, saine Lucie avec le plat où se trouvent ses yeux, sainte Marguerite d'Antioche accompagnée de son dragon et, au premier plan, de profil, devant sa tour, sainte Barbe.
Memling aimait ces réunions de saintes dans un paysage. Ce thème lui permettait de répéter ce type féminin à l'ovale plein, aux yeux bombés légèrement relevés vers les tempes, impassible et gracieux : ainsi, la Vierge sous une treille, du Metropolitan Museum de New York, et le fameux Mariage mystique de sainte Catherine, à l'hôpital Saint-Jean de Bruges.
La richesse de la couleur, la simplicité calme de la composition en cercle, axée sur la figure verticale de la Vierge au centre et doublée par l'arrondi des arbustes au fond, tout concourt à faire de ce panneau le prototype de l'uvre classique du quinzième siècle flamand.
Ce tableau fait partie d'un diptyque reconstitué au Louvre en 1894. L'autre panneau est le portrait du donateur, Jean du Cellier, avec son saint patron, Jean-Baptiste. Selon les plus savants historiens de l'art flamand, ce diptyque serait parmi les premiers du thème des réunions de sainte et pourrait avoie été peint vers 1475.
De son maître Van der Weyden, Memling a gardé un goût des figures élégantes et calmes, des gestes mesurés, mais cela correspond chez lui à une sensibilité distinguée qui imprègne tous ses personnages d'une douceur dont ils ne départissent jamais.