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Simone Di Martini

Le Christ montant au calvaire

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Toile collée sur bois: 0,30 m x 0,20 m

Sortant de Jérusalem, la foule hostile ou indifférente accompagne, en même temps que les saintes Femmes et saint Jean, désespérés, le Christ portant sa croix. Les soldats, les bourreaux, les pharisiens entraînent le condamné vers la Golgotha. La Vierge essaie d'aider son Fils à soutenir l'onstrument de supplice que porte aussi Simon de Cyrène, mais le centurion intervient, menaçant. La Madeleine, le visage grimaçant de souffrance, lève les bras dans un grand geste tragique.

Ce précieux panneau faisait partie d'un ensemble vendu et dispersé à Dijon en 1826. Le Musée d'Anvers possède quatre des six petits tableaux, le cinquième se trouve au Musée de Berlin.

Dans cette oeuvre, d'un sentiment religieux profond, se marquent le souvenir de Duccio et les caractères principaux de l'art siennois: l'élégance, la fraîcheur de la couleur et le goût un peu naïf du détail narratif. La douleur des personnages, traduite par des larges mouvements des bras, les expressions dramatiques des visages, les proportions font penser aux miniatures gothiques françaises. Ce fut sans doute dans les dernières années de sa vie, lors de son séjour à Avignon, à la cour papale, que Simone fit cet émouvant petit chef-d'oeuvre qu'on peut situer, par analogie avec le Retour du Temple de Liverpool daté de 1342, aux environs de 1340.

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