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Le fétiche, formation de compromis

(Roger Dorey)

(1° partie)

« Fetischismus », 1927, marque le premier jalon de cette nouvelle évolution qui va le conduire progressivement â considérer que cette anomalie ainsi que toutes perversions, représentent un ensemble de formations pathologiques hautement différenciées, dans la mesure où leur détermination dépend du jeu de mécanismes de défense d'une grande spécificité.

La Verleugnung (le déni) s'exerce à l'égard de la réalité extérieure, d'une réalité bien particulière : celle de la perception du manque de pénis chez la femme (la mère), réalité perceptive qui est refusée par l'enfant lorsqu'il fait la découverte de la différence des sexes.

Cependant, dans le temps même où cette réalité est contestée, la croyance fantasmatique en l'existence du phallus maternel demeure, de telle manière qu'à l'intérieur du Moi se produit un clivage correspondant à la coexistence de deux courants psychiques contradictoires concernant la réalité de la castration féminine.

Ainsi s'est constituée, à l'intérieur de l'appareil psychique, une formation de compromis entre la perception non souhaitée et la croyance fantasmatique que le sujet parvient à conserver du fait même qu'un substitut est désigné au pénis féminin manquant, à savoir : le fétiche.


bilan

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