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Le père du futur transsexuel : passif et absent

(Robert Stoller)

Lors du premier contact avec ce type de famille, lorsque l’enfant a quatre ans ou plus, on note que la mère et le fils ont encore une relation extrêmement intime; ils se touchent constamment, recherchent toujours la compagnie de l’autre et se comprennent à demi-mots (ceci n’a de valeur érotique ni pour la mère ni pour l’enfant). La relation n’est pas aussi absolue que dans la toute petite enfance car, si la mère veut rester très proche de son enfant, elle n’en laisse pas moins se développer d’autres fonctions du Moi, comme la mobilité, la parole, la lecture.

Il semble que ce soit dans un secteur précis que la relation étroite se maintienne, à savoir le dépassement de la féminité. Le pouvoir de la symbiose se fait également sentir lorsqu’on essaie de traiter la mère et le fils, ce qui signifierait la fin de cette symbiose et l’apparition de la masculinité. L’un comme l’autre résistent farouchement. Comme on pourrait s’y attendre, le père n’intervient pas et reste vaguement à l’arrière-plan.

Quel rôle joue donc le père pendant toute cette période où persiste la symbiose entre la mère et l’enfant et où apparaît un comportement féminin? Il doit être absent et donc méprisé. Son fils ne le voit quasiment pas - au sens littéral du mot - pendant les premières années de sa vie.

Le père part travailler avant que le petit garçon ne se réveille et, lorsqu’il revient, son fils est déjà au lit. A la fin de la semaine, il est rarement là car sa femme l’autorise et l’encourage à passer ses loisirs seul, en se consacrant à son passe-temps favori ou en regardant la télévision.


bilan

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